Manager, ce n'est pas seulement organiser et décider. C'est aussi prendre sa place, poser un cadre, écouter, faire confiance, traverser les désaccords et rester en relation lorsque la tension apparaît.
Nous avons tous des représentations du « bon manager ».
Il faudrait parfois être fort, sûr de soi, disponible, ferme, toujours à l'écoute ou capable de tout gérer.
Ces représentations peuvent devenir des croyances qui influencent notre posture.
En coaching, nous explorons ce que vous pensez devoir être pour être légitime, les modèles qui vous ont construite et ce qui correspond réellement à votre manière d'être.
Ce que je crois devoir être n'est pas nécessairement ce qui me correspond.
Votre état de tension ou de sécurité peut se manifester dans votre communication et influencer le climat relationnel.
La corégulation consiste notamment à comprendre comment les états des uns et des autres se répondent.
L'objectif n'est pas de devenir responsable des émotions de votre équipe, mais de mieux comprendre ce que votre propre régulation apporte à la relation.
Votre leadership n'a pas besoin de reproduire un modèle.
Il peut se construire à partir de qui vous êtes, de vos valeurs, de votre équipe et de la situation.
Prendre sa place, poser un cadre, déléguer, faire confiance, donner du feedback, décider et traverser les désaccords deviennent alors des expressions concrètes de votre posture.
Certains managers sont particulièrement attentifs aux émotions et à l'ambiance de leur équipe.
Cette sensibilité peut être une force.
Elle peut aussi conduire à trop porter, s'épuiser ou avoir du mal à poser des limites.
L'objectif n'est pas de moins ressentir, mais de mieux comprendre son fonctionnement pour que sa sensibilité reste une ressource.
Une posture juste n'est pas parfaite. Elle est consciente et ajustée.